Départ(s), Julian Barnes, Stock
Carnet de lectures · 15 mai 2026
Départ(s) est annoncé comme l’ultime livre de Julian Barnes, que je lis depuis quarante ans. Un livre hybride comme presque tous ceux de l’auteur en ce qu’il oscille entre essai, méditation, confession, mémoire — fût-elle involontaire comme chez Proust, récit d’une histoire d’amour, de maladie et de mort. Julian Barnes y mêle à sa façon douce-amère et à nulle autre pareille légèreté et gravité, fantaisie et nostalgie. Un des rares écrivains à ne m’avoir jamais déçue. Élégant.
24 fois l’Amérique, Sébastien Berlendis, Actes Sud
Carnet de lectures · 28 avril 2026
24 courts chapitres, presque des vignettes autonomes, pour aller de Brooklyn à Chicago, remonter le temps et refaire le chemin vers Marianne dont le narrateur a gardé une lettre portant un dessin et sa dernière adresse connue. Trois ans déjà. En quelques huit livres à l’élégance pensive comme autant de contre-feux à l’accélération ambiante, Sébastien Berlendis a trouvé sa voix/voie littéraire entre légèreté et gravité, mélancolie et joie pure.

L’internationale des rivières, Camille de Toledo, Verdier
Carnet de lectures · 13 avril 2026
Lire L’internationale des rivières – un récit d’avenir, c’est accepter entrer dans un temps long tourné vers les générations à venir, ne pas avoir de réponses prêtes à penser, éveiller les consciences en évitant d’avoir recours aux arguments de toujours qui effraient plus qu’ils n’éduquent. Un livre petit par son format et grand par l’étendue de sa réflexion spéculative sur les enjeux écologiques et les bouleversements que doit affronter le vivant pour enfin le réconcilier avec l’homme.
Venise, millefleurs, Ryoko Sekiguchi, P. O. L.
Carnet de lectures · 18 mars 2026
Venise est sûrement la ville au monde la plus écrite, écrite par beaucoup d’hommes et peu de femmes. À ceux, nombreux, qui croient Venise usée, ville-légende bien malgré elle tendue de clichés, Ryoko Sekiguchi apporte un éclatant démenti avec ce premier roman dans lequel — j’ose l’image — la sève circule pour nous faire ressentir l’âme végétale de cette ville devenue, le temps de quelques heures de lecture, un lieu éminemment poétique.

Les bons voisins, Nina Allan, Tristram
Carnet de lectures · 06 février 2026
Les bons voisins, fées et lutins, courent la lande. Celle de l’île écossaise de Bute a été le théâtre d’un triple meurtre. Shirley Craigie, son petit frère et leur mère ont été tués. John, le père, n’est-il pas le coupable parfait ? L’évidence n’est pas toujours la vérité, dit-on. Vingt ans plus tard, Cath, l’amie de Shirley, revient mener l’enquête. Un roman mi-polar, mi-surnaturel et quelque peu maladroit en ce qu’il peine à créer les tensions nécessaires à la dynamique du récit criminel.
La Bibliothèque retrouvée - Une enquête, Vanessa de Senarclens, Zoé
Carnet de lectures · 22 janvier 2026
Pour reconstituer la bibliothèque fondée par Friedrich Wilhelm von der Osten, ancêtre de sa belle-famille et ancien chambellan de Frédéric II, Vanessa de Senarclens mène l’enquête, de l’Allemagne à la Russie en passant par la Pologne. La rigueur scientifique de cette universitaire spécialiste des auteurs du XVIIIe s. ne s’interdit ni les traits d’humour, ni les échappées romanesques, ni les anecdotes personnelles. La Bibliothèque retrouvée est captivant, érudit sans être austère.

Le Livre des comptes, Martin Mongin, Tusitala
Carnet de lectures · 14 janvier 2026
Bien que pétillant de malice dans son sujet et intrépide dans sa forme, le troisième roman de Martin Mongin m’a semblé bien indigeste, pâtissant d’une méthode d’écriture qui, pour surprenante et innovante qu’elle ait été en 2019 avec le premier roman de l’auteur, n’évite pas toujours la caricature quand elle succombe complaisamment à la frénésie et pèche par excès. Entre ennui et agacement.
L’Odeur de l’Inde, Paolo Roversi & Pier Paolo Pasolini, EXB
Carnet de lectures · 10 janvier 2026
L’exigeant Atelier EXB fait paraître un très beau livre où les mots de Pasolini, dans une nouvelle traduction d’Anne Bourguignon, rencontrent les photographies vaporeuses de Paolo Roversi. Le texte comme les photographies sont au seul service de l’émotion : un potentiel narratif, un temps suspendu, une expérience vécue et sensible de l’Inde, pays complexe en dissonance radicale avec nos vies européennes. Un bel ouvrage d’une richesse singulière.

Une année avec... Joachim von Sandrart
Carnet de curiosités · 06 janvier 2026
Passer chaque mois de 2026 avec Joachim von Sandrart, peintre et graveur baroque allemand du XVIIe siècle.
Je lis donc je suis... 2025
Carnet de curiosités · 31 décembre 2025
Traditionnel rendez-vous de fin d’année, Je lis donc je suis invite à répondre à chaque question par le titre de livres lus (ou relus) en 2025.

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