Bien que pétillant de malice dans son sujet et intrépide dans sa forme, le troisième roman de Martin Mongin m’a semblé bien indigeste, pâtissant d’une méthode d’écriture qui, pour surprenante et innovante qu’elle ait été en 2019 avec le premier roman de l’auteur, n’évite pas toujours la caricature quand elle succombe complaisamment à la frénésie et pèche par excès. Entre ennui et agacement.
Tout a déjà été écrit sur Francis Rissin, premier roman de Martin Mongin. Qu’il est déroutant, ébouriffant, d’une ambition folle, audacieux, incroyable, labyrinthique, virtuose, jubilatoire, hypnotique, etc. Et tout cela est vrai, strictement vrai. Francis Rissin, c’est un pavé – pas seulement à cause de ses 616 pages – dans la rentrée littéraire de septembre ; un pavé qui a le bon goût de venir rider la surface de la belle endormie qu’est, parfois, la production littéraire française.