Venise est sûrement la ville au monde la plus écrite, écrite par beaucoup d’hommes et peu de femmes. À ceux, nombreux, qui croient Venise usée, ville-légende bien malgré elle tendue de clichés, Ryoko Sekiguchi apporte un éclatant démenti avec ce premier roman dans lequel — j’ose l’image — la sève circule pour nous faire ressentir l’âme végétale de cette ville devenue, le temps de quelques heures de lecture, un lieu éminemment poétique.