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Le monde de l'édition est une jungle - L'édition à compte d'éditeur

Le monde de l’édition est vaste et il n’est pas toujours facile de s’y retrouver pour un jeune auteur qui cherche à faire publier son premier ouvrage. L’édition à compte d’éditeur est un Graal, un « must » qui reste hors d’atteinte pour le plus grand nombre. Il existe cependant d’autres modes d’édition dont certains méritent qu’on les regarde avec circonspection.

 

À tout seigneur tout honneur, je commencerai donc par l’édition à compte d'éditeur

Vous avez envoyé votre manuscrit à différentes maisons d’édition et vous avez eu la très bonne surprise de recevoir un courrier vous annonçant qu’il avait retenu l’attention de l’une d’elles. Vous pouvez d’ores et déjà vous réjouir : seul 1 manuscrit sur 6 000 est retenu. Et le vôtre l’a été parce que l’éditeur l’a jugé suffisamment prometteur – même si quelques remaniements seront nécessaires - pour accepter de prendre le risque de le publier. Oui, publier est un risque, et dans ce type de contrat c’est l’éditeur qui les prend tous. Notamment financiers et c’est en toute logique qu’il espère un retour sur investissement. Quand on sait que le seuil de rentabilité d’un roman se situe aux alentours des 8 000 exemplaires, on comprend mieux pourquoi l’éditeur se montre exigeant : un bon éditeur est un éditeur difficile. C'est ainsi.

 

Comment est-ce possible ?

Tout simplement parce qu’en échange vous avez cédé vos droits d’auteur. L’éditeur vous demandera de faire quelques corrections, travaillera le manuscrit avec vous pour l’améliorer, choisira de l’inclure dans une de ses collections, vous offrant une visibilité non négligeable, etc. Il se chargera de la communication autour de votre livre (salons, réseaux sociaux, site Internet, etc.) Il coordonnera tous les intervenants jusqu’à la livraison et s’occupera des aspects juridiques.

 

Qu’est ce que cela signifie ?

Essentiellement que vous ne pouvez plus continuer à envoyer votre manuscrit à d’autres éditeurs car votre éditeur a désormais son mot à dire pour tout ce qui touche de près ou de loin à votre livre.

 

Qu’en est-il de votre rémunération ?

Il est d’usage que l’éditeur verse une avance sur les ventes à venir, appelée à-valoir. Vous êtes également rémunéré en droits d’auteur, qui se situent entre 5 % et 7 % des ventes HT dans le cas d’un premier roman. Ce qui peut paraître très modeste. Le reste tombe dans l’escarcelle de l’éditeur qui se rembourse ainsi des frais qu’il a engagés pour publier votre livre. Sa marge est souvent inférieure à 20% puisque sur 100% du prix de vente de votre livre 50% ont été dévolus aux frais de diffusion et de communication, 18% à la fabrication et 7% à la TVA.

 

Oui, vous l’avez bien compris : l’auteur est celui qui touche le moins !


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