Mes lectures

Mes lectures · 02 juin 2020
Après un 1er roman aussi réussi que "Trancher" (Flammarion, 2018) qui braquait sa lumière crue sur la violence au sein du couple, j’attendais le 2e avec l’impatience de la lectrice qui devine qu’Amélie Cordonnier n’hésitera pas à s’emparer à nouveau d’un sujet fort. Et je n’ai pas été déçue. Le sujet d' "Un loup quelque part" est d’autant plus dérangeant qu’il est tabou.

Mes lectures · 29 mai 2020
"Grand frère", lauréat du prix Goncourt du premier roman, du prix Régine Deforges, du prix Première et du prix ADELF en 2018, sélectionné pour le Médicis 2017 (qui est finalement allé à Yannick Haenel pour Tiens ferme ta couronne) : un bien beau palmarès pour ce roman dont j'ai, hélas, un peu trop vite soupçonné la chute. Fort heureusement, il a d'autres nombreux atouts !

Mes lectures · 15 mai 2020
Monument de la littérature américaine, prix Pulitzer en 1961, "Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur" est le 1er roman de Harper Lee et il faillit bien être le seul, avant qu'en 2015 ne paraisse le désolant "Va et poste une sentinelle". Roman des superlatifs aux critiques enthousiastes, il connut dès sa sortie un succès retentissant, sa publication coïncidant fortuitement avec le mouvement afro-américain des droits civiques de juillet 1960.

Mes lectures · 30 avril 2020
"Rivage de la colère" est le 2e roman de Caroline Laurent que j'avais repérée lors de la parution de "Et soudain la liberté". Mais peut-on parler de roman quand l'autrice, franco-mauricienne, vient fouir dans l’histoire de sa famille pour nourrir son récit ? Les Chagos, petit archipel de l'océan Indien, étaient pour moi une terra incognita. L'indépendance de Maurice a arraché les Chagossiens à leur terre qu'ils peinent encore aujourd'hui à retrouver. Tragique et révoltant.

Mes lectures · 14 avril 2020
"Sur la route" de Jack Kerouac est le livre culte de toute une génération, la Beat Generation, le livre qui a nourri sa propre légende. Nul doute qu'il y aura un avant et un après la publication du rouleau original, 38 ans après la mort de l'auteur. "Quand la légende devient réalité, imprimez la légende" - John Ford, "L'homme qui tua Liberty Valance". C'est on ne peut plus exact, quitte à déchanter.

Mes lectures · 01 avril 2020
1er roman de Claire Etcherelli paru en 1967 et récompensé par le prix Femina, "Élise ou la vraie vie" est le récit a posteriori de ce "temps qui ne reviendra plus", ces quelques mois qu’Élise Letellier va passer à Paris où elle est partie rejoindre son frère. Ce judicieux parti-pris narratif évite l'écueil d'un ton trop impersonnel et froid et, bien au contraire, enrichit le récit d’une belle humanité, celle qui colore et donne du sens aux souvenirs, fussent-ils douloureux.

Mes lectures · 25 mars 2020
Les années 1920. Paris. De jeunes américains un peu indolents, toujours pris entre deux ivresses, forment le projet de délaisser les bars de Montmartre pour rallier Pampelune et assister à la fiesta de juillet. "Le soleil se lève aussi", 1er roman de Hemingway, raconte l’après-guerre d’une jeunesse en déshérence qui lutte contre la vacuité de son existence et trouve refuge dans la fiesta, les parties de pêche, s'étourdit dans l’alcool, le bruit, une certaine bougeotte pour tenter d'oublier.

Mes lectures · 15 mars 2020
J'ai découvert "Pourquoi le saut des baleines" de Nicolas Cavaillès, écrivain couronné par le Goncourt de la nouvelle, alors qu'il venait de recevoir le Prix des Gens de Mer pour ce 1er roman, il y a presque 5 ans. Ma curiosité avait été piquée, à l'époque, par la 4e de couverture et ce qu'en avait dit l'auteur, lors d'une rencontre à ma librairie. 5 ans plus tard, "fantaisie littéraire" lui va toujours aussi bien.

Mes lectures · 11 mars 2020
Il y a 10 ans, J. D. Salinger s’éteignait à Cornish, New Hampshire, où il s’était retiré dès 1953, à 34 ans à peine, après le succès incroyable de son 1er roman, "L'Attrape-coeurs". Avec ce roman, dont la dernière traduction française date de 34 ans, se pose la question de la modernisation d'un roman culte qui pourtant fit un flop chez nous.

Mes lectures · 04 février 2020
Tout a déjà été écrit sur "Francis Rissin", 1er roman de Martin Mongin. Qu’il est déroutant, ébouriffant, d’une ambition folle, audacieux, incroyable, labyrinthique, virtuose, jubilatoire, hypnotique, etc. Et tout cela est vrai, strictement vrai. "Francis Rissin", c’est un pavé – pas seulement à cause de ses 616 pages - dans la rentrée littéraire de septembre ; un pavé qui a le bon goût de venir rider la surface de la belle endormie qu'est, parfois, la production littéraire française.

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