Mes lectures · 22 janvier 2020
26 avril 1986, République Socialiste Soviétique d’Ukraine, Tchernobyl, Centrale nucléaire V.I. Lénine, Réacteur n° 4, 1 h 23. Des chiffres austères, des mots secs, des données brutes pour dire une catastrophe industrielle, humaine et écologique aux conséquences sans précédent. Tout ce que n'est pas "À crier dans les ruines", 1er né d’Alexandra Koszelyk qui tresse tragédie shakespearienne et mythes antiques.

Mes lectures · 15 janvier 2020
"Le Détachement", 2e roman de Jérémy Sebbane, porte deux voix, celles de deux trentenaires, amis depuis l’enfance. Maxime et Juliette sont comme l’avers et le revers d’une même médaille, différents et complémentaires. Un mensonge de trop peut-il venir gripper leur amitié et les propulser dans l'âge adulte ?

Mes lectures · 07 janvier 2020
"Les autres fleurs font ce qu’elles peuvent" est un 1er roman, une autofiction pour être exacte, sur les difficiles progrès d’une femme de presque quarante ans pour accepter le décès de son père survenu 27 ans auparavant. Comment faire son deuil quand la famille, croyant vous protéger, vous congédie des derniers instants ?

Mes lectures · 18 décembre 2019
Comme l’était "Ma reine", son premier né paru en août 2017, "Cent millions d'années et un jour", 2e roman de Jean-Baptiste Andréa, est un conte, ici celui d’un rêve et d’une quête, toujours publié chez L’iconoclaste. Sur des informations bien minces, Stan, paléontologue, met sur pied une expédition aussi insensée que l’histoire qu’une fillette vient de lui raconter.

Mes lectures · 10 décembre 2019
Pour son 1er roman, Abel Quentin, avocat, a fait le choix courageux d’écrire sur un thème risqué en diable par les temps que nous connaissons : l’embrigadement d’une jeune Française de 15 ans. Embrigadement et non radicalisation : une nuance qui a son importance ici, car l’adolescente n’était auparavant ni pratiquante ni croyante. "Soeur" est un roman vers lequel je ne serais pas allée s’il n’avait pas fait partie de la sélection des 68 premières fois. Et pourtant...

Mes lectures · 05 décembre 2019
"Les amers remarquables" brosse par touches légères, sans ostentation aucune, le tableau d’une famille des années soixante à nos jours, de Berlin à Paris et retour, de la Bretagne au sud de la côte atlantique. Pourtant, ce récit tient moins de la chronique familiale que du portrait tendre, mais lucide, d’une mère par sa fille devenue mère à son tour. Emmanuelle Grangé livre ici un roman que l’on devine largement autobiographique, y révèle une histoire familiale sur plusieurs décennies.

Mes lectures · 29 novembre 2019
"L’homme qui n’aimait plus les chats" est le premier roman d’Isabelle Aupy, il est aussi le premier ouvrage publié par la toute jeune maison d’édition du Panseur, il est surtout un texte futé qui déroule son argument en toute simplicité, en tournant le dos aux grands effets, dans une langue économe et poétique. Une réussite.

Mes lectures · 27 novembre 2019
Ce premier roman n’en est pas un. "Le Corps d’après" de Virginie Noar tient plus de l’essai, voire du manifeste dans ses dernières pages ou, plus sûrement, du témoignage de l’intime. La narratrice, anonyme, rend compte par le menu - toute pudeur bue, et c’est libérateur - des modifications d’un corps, le sien, alors que s'annonce son premier enfant.

Mes lectures · 25 novembre 2019
"Dénouement", premier roman d'Aurélie Foglia, raconte, quoi de plus banal, la séparation d’un couple. Elle, c’est Dolorès. La douleur, c’est elle. Dans ce roman, tout n’est qu’absence d’horizon et de perspectives, tout est d’une grisaille éteinte et désolante pour dire le désarroi et la dépression post-divorce.

Mes lectures · 21 novembre 2019
"J’ai cru qu’ils enlevaient toute trace de toi" est un 1er roman d’un souffle rare, bouleversant, puissamment écrit. Non, le roman de Yoan Smadja n’est pas un récit de plus, le récit de trop, sur le génocide Tutsi de 1994. Ce roman est un modèle de texte sur l’intensité de destins personnels, la destinée d’un pays, l’histoire de personnes prises dans la tourmente écœurante de l’Histoire, sans jamais tomber dans le pathos grandiloquent, l’empathie facile, le voyeurisme gratuit.

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