Et vous, lisez-vous ? · 07 septembre 2020
Gabrielle Tuloup s’empare d’un sujet qui a nourri la plume de nombreuses autrices au point que l’on pourrait s’autoriser à penser que l’entreprise, une de plus, va n'être qu'un énième pavé dans la mare … Sauf que c’étaient des enfants. Et tout est là. Des enfants. Au collège, l'onde de choc heurte la communauté éducative et notamment Emma, professeure de français qui va reconsidérer sa propre blessure et tenter de cautériser une méchante plaie qui suppure encore.

Et vous, lisez-vous ? · 20 août 2020
"Le Chien de Schrödinger" est un roman pudique qui met des mots simples sur une douleur insondable. Je ne peux pas me résoudre à le qualifier de tragique bien qu'il parle de faire le deuil d'un enfant et de la chute vertigineuse du père qui néanmoins aura un dernier geste magnifique : rendre la vie à son fils. Il a été traduit ce printemps en anglais par John Cullen pour Other Press et je suis heureuse qu'il puisse ainsi aller vers d'autres lecteurs de par le monde.

Et vous, lisez-vous ? · 13 août 2020
"Antoine Bloyé" est le 1er roman (1933) de Paul Nizan qui avait auparavant publié des pamphlets sur l'engagement politique, la dénonciation de la société coloniale, de l'aliénation et de la bourgeoisie sous la IIIe République. Fils de prolétaires, élève brillant puis employé apprécié, Antoine Bloyé va gravir une à une les marches de la réussite sociale. Mais est-ce une trahison de s'élever dans la petite-bourgeoisie quand on vient d'un milieu modeste ? Y verra-t-on une faute à expier ?

Et vous, lisez-vous ? · 17 juillet 2020
On ouvre certains romans et, d'emblée, on s'y laisse couler, bien à l'aise. Et puis, on ouvre "Fief", le 1er et, à ce jour, le seul roman de David Lopez qui, après avoir été sur les listes du Renaudot et du Médicis, reçut le prix Livre France Inter en 2018. "Fief" ou une certaine idée de la poétique du vide.

Et vous, lisez-vous ? · 07 juillet 2020
Je les ai aimés d’emblée ces personnages aux "Coeurs imparfaits", 2e roman de Gaëlle Pingault. Ils sont tous, absolument tous, terriblement humains. Ils sont fragiles, mais ne capitulent pas ; chacun compose bon an, mal an avec les creux et les bosses laissés par les chocs de la vie. Un roman dans lequel je suis entrée hésitante et que je quitte à regret.

Et vous, lisez-vous ? · 03 juillet 2020
Cécile Balavoine est l’autrice d’un 1er roman, "Maestro", que j’avais glissé sur les conseils de mon libraire dans la valise au moment de m’envoler pour l’Autriche à l’été 2017. Après cette 1re rencontre fort réussie, j'avais hâte de découvrir son 2e. Cécile Balavoine revient avec "Une fille de passage", une nouvelle autofiction, réponse de l'élève à son maître, Serge Doubrovsky, dont l’ultime roman, publié en 2011, avait pour titre "Un homme de passage".

Et vous, lisez-vous ? · 25 juin 2020
Avec une 4e de couv’ aussi affriolante qu’une liste de poncifs pour intrigue à deux balles, "En moins bien", 1er roman d’Arnaud Le Guilcher, aurait de quoi décourager les lecteurs. Pourtant, sous ses airs débraillés d'histoire écrite à la va-comme-je-te-pousse, ce roman désabusé et cocasse est d’une émouvante générosité pour les losers de tous poils.

Et vous, lisez-vous ? · 15 juin 2020
Alexandre Vialatte est l'auteur de quelque 900 chroniques publiées dans le journal "La Montagne". Il est aussi le premier traducteur français de Kafka. "Battling le ténébreux ou la Mue périlleuse" est son 1er roman lauréat du Prix Blumenthal 1928. Roman de l'adolescence, période chère à l'auteur, "Battling le ténébreux", porté par une écriture dont la poésie serre le coeur, est un adieu déchirant à un temps qui ne reviendra plus.

Et vous, lisez-vous ? · 10 juin 2020
"Antonia", 1er roman de Gabriella Zalapì, prend la forme d’un journal intime tenu sur une année et demie, du 21 février 1965 au 14 septembre 1966. Cette jeune femme de 29 ans, mariée et mère d’un jeune garçon de 8 ans, y confie son enfermement dans la société patriarcale palermitaine ainsi que son désir d'émancipation. La découverte d’archives familiales en l’aidant à renouer avec sa propre histoire pourrait l'inciter à sauter le pas.

Et vous, lisez-vous ? · 02 juin 2020
Après un 1er roman aussi réussi que "Trancher" (Flammarion, 2018) qui braquait sa lumière crue sur la violence au sein du couple, j’attendais le 2e avec l’impatience de la lectrice qui devine qu’Amélie Cordonnier n’hésitera pas à s’emparer à nouveau d’un sujet fort. Et je n’ai pas été déçue. Le sujet d' "Un loup quelque part" est d’autant plus dérangeant qu’il est tabou.

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